Notre histoire
Créée dans le prolongement de l’association pour le Développement des associations de progrès (DAP), la Fonda accompagne le développement de la vie associative depuis plus de 40 ans. Voici son histoire :
Une association créée en 1981 dans un secteur associatif divisé
Dans les années 1970, la vie associative est divisée par des clivages idéologiques et des logiques sectorielles, ce qui nuit à sa reconnaissance par les pouvoirs publics. Plusieurs groupes de réflexion vont alors se rencontrer sous l’impulsion de l’homme d’État François Bloch-Lainé : « Échange et Projets » mené par Jacques Delors, le Groupe de recherche sur l’éducation permanente (GREP) de Paul Harvois et l’association Éducation et Échanges portée par Paul Delouvrier.
Portant haut la cause des associations, ces femmes et ces hommes engagés vont imaginer un espace où construire une parole politique transversale à l’immense diversité du tissu associatif. Une première association pour le Développement des associations de progrès (DAP) est ainsi créée en 1974, avec une fin programmée en 1981.
En sept ans, la DAP a organisé trois grands colloques, dont le dernier à Grenoble. Un appel à adhésion est alors soumis aux participants, toutes et tous responsables associatifs, dont 59 deviendront les premiers membres de la Fondation pour le développement de la vie associative (Fonda). Le collectif ne réussit pas à collecter la somme nécessaire pour devenir une véritable fondation, la Fonda est donc depuis sa genèse une association loi 1901.
La structuration de la parole politique des associations
Dès 1982, plus de 600 fédérations et associations nationales deviennent partenaires associés de la Fonda. Leurs dirigeants structurent patiemment au sein de ce groupe de réflexion une représentation associative, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics.
Ainsi, la Fonda a activement contribué à la création d’un groupe des associations au Conseil économique et social, devenu depuis le Conseil économique, social et environnemental (CESE). En 1983, la Fonda contribue également à la création du Conseil national de la vie associative (CNVA), renommé depuis Haut-Conseil à la vie associative (HCVA), ainsi qu’au Comité européen des associations gestionnaires (Cedag) en 1989, vite devenu le Comité européen des associations d’intérêt général.
Les acronymes changent, mais le projet politique reste : avoir des espaces démocratiques, représentatifs de la diversité du monde associatif, capables de porter une parole politique et de négocier de possibles évolutions législatives.
Des avancées concrètes pour le secteur associatif
Qui sait que l’amendement Coluche, qui permet à celles et ceux qui payent des impôts de défiscaliser leurs dons, a d’abord été écrit à la Fonda ? Que la Charte des engagements réciproques est une idée née dans notre laboratoire ? Que la Fonda s’est battue avec d’autres pour abroger le décret de 1939 qui donnait au ministère de l’Intérieur le droit de contrôle de tout conseil d’administration (CA) dès qu’un seul étranger en était membre ? Et qu’elle a signé au côté de douze coordinations associatives la première « Charte des engagements réciproques » entre l’État et les associations le 1er juillet 2001 ?
Anticipant le scandale de l’Arc, la Fonda a également contribué à la création en 1986 du Comité de la charte de déontologie, devenu Don en confiance. Dans les années 80 et 90, de grandes avancées pour l’associativité en France sont pensées, puis défendues par la Fonda, l’association accompagnant de ses réflexions la structuration du secteur.
De la représentation au laboratoire d’idées
C’est sous l’égide de la Fonda qu’a été créée la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) en 1992, devenue depuis le Mouvement associatif. La Fonda en assume le secrétariat jusqu’en 2000, année où les deux structures se distinguent totalement.
Porte-voix de la vie associative française, le Mouvement associatif représente aujourd’hui 1 association sur 2 en France.
La Fonda se recentre donc au début des années 2000 sur ses fonctions de laboratoire d’idées. Depuis 1981, elle publie une revue trimestrielle, la Tribune Fonda, qu’elle complète d’ouvrages, d’outils pédagogiques comme des jeux coopératifs, puis d’un centre de ressources en ligne en 2018 et de formations professionnelles en 2024.