Lien social et société conviviale
Publié par L’équipe Fonda le 1er février 2016

Lien social et société conviviale

synthèse des travaux du groupe de travail des 8 juillet et 9 septembre 2015

avec la participation de Marine Julien, Muriel Kayser, Karine Lancement, Julien Monereau, Emma Penta, Matthieu Pillard, Jean-Paul Veyrat

Introduction,
par Muriel Kayser
L’amélioration de la cohésion sociale, du vivre ensemble et du développement durable sont des enjeux importants auxquels nous contribuons par nos engagements et pratiques.
Dans ce sens, la question de l’équilibre social par des échanges traversant toute la collectivité se pose.
En effet, dans un contexte global de crise, de creusement des inégalités sociales et d’incertitudes, les tendances à la fragmenta-tion et au repli sur soi des groupes d’appartenances sont très actives, depuis les catégories aisées jusqu’aux plus défavorisées.
• Cf. travaux du sociologue Éric Maurin sur les stratégies de repli motivées par la peur du déclassement des classes moyennes
• Cf. les révoltes des jeunes des banlieues ;
• Cf. le développement des revendications identitaires et des intolérances dans un contexte électoral et politique tendu.
Les lieux communs d’une socialisation partagée se raréfient ou s’homogénéisent par catégories du fait des fragmentations spatiales et sociales de la ville. Cela affaiblit le sentiment d’appartenance à la même collectivité, la même nation.

Par exemple, il y a 40-50 ans, les enfants de tous les milieux fréquentaient l’école publique, les activités des mouvements d’éducation populaire, le scoutisme et l’éveil religieux, les colonies de vacances…
Les différences étaient parfois moquées – gentiment – mais les échanges admis et régulés : tout le monde avait sa place, même si certaines étaient plus enviables que d’autres.
Actuellement, les notions d’exclusion-inclusion ont pris le dessus et les générations actuelles, perdant l’habitude de se connaître et d’échanger avec des cultures différentes des leurs, qu’elles soient familiales, sociales, régionales… Leur capacité d’adaptation aux situations nouvelles se rétrécit, la peur de l’inconnu gagne du terrain créant un climat tendu, voire des violences.
Dès lors, il ne s’agit plus seulement de lutter contre les exclusions et d’étayer les catégories fragilisées, mais bien de chercher des solutions pour inventer une société plus conviviale à partir des ressources que nous détectons chacun à notre place et dans une vision élargie touchant à toutes les composantes : quartiers aisés, quartiers modestes, urbanité, rurbanité, ruralité…
La diversité de nos origines associatives, culturelles, institutionnelles, en tant que participant à ce groupe va nous permettre d’aborder les choses de façon nouvelle.

Pour en savoir plus...

PDF - 1.7 Mo
Société conviviale

Partager cet article

Un message, un commentaire ?
Modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document