Les enjeux de la société de la connaissance
Publié par L’équipe Fonda le 8 janvier 2009

Les enjeux de la société de la connaissance

Vous trouverez ci-dessous une synthèse des échanges du petit déjeuner organisé par la Fonda et la Maison de l’Europe de Paris avec le soutien de la Caisse des Dépôts, inititulé les enjeux de la société de la connaissance qui s’est déroulée le 21 octobre 2008 autour de Joël de Rosnay.

La présente synthèse rédigée par Henry Noguès est publiée sous notre seule responsabilité et constitue une interprétation des propos tenus lors de ces rencontres.

Autour des sociétés de la connaissance avec Joël de Rosnay

Joël de Rosnay se propose de répondre à plusieurs interrogations portant sur les évolutions récentes dans le domaine des connaissances et de l’information :

- Est-ce que le bouleversement technologique que nous observons est un nouveau vecteur de connaissances et un porteur de nouvelles connaissances ?

- Si oui, quelles sont les connaissances ainsi générées ? Comment se constituent-elles et sont-elles transmises ?

- Est-ce qu’elles contribuent à l’émergence des sociétés de la connaissance qui se distinguent des sociétés de la croissance matérielle ?

- Quelle est la responsabilité de chacun d’entre nous et celle du mouvement associatif en réseau dans la construction de ces sociétés de la connaissance ?

Le nouvel éco-système informationnel

La révolution numérique dont internet n’est que l’un des éléments, est en train de façonner un nouvel éco-système informationnel. Constitué de nœuds, de liens, de réseaux et d’interdépendances multiples, ce système est déjà entré dans une seconde phase. Après Web1.0, où l’information issue de sites identifiés restait principalement descendante mais voyait son accessibilité considérablement accrue pour des agents passifs, le système arrive aujourd’hui à une seconde phase dite Web2.0 qui traduit un changement profond de sa nature. Il est désormais orienté vers la création d’informations par les usagers eux-mêmes rendant alors possible leur participation directe au processus de production de connaissances (blog, sites, fils, réseaux citoyens, etc.). Ce qui est nouveau avec Web 2.0, c’est la mise en réseau qui change singulièrement l’échelle. De 1 à 1 (téléphone) ou de 1 à beaucoup (télévision) on passe avec les nouvelles techniques de communication de beaucoup à beaucoup, voire de tous à tous (forums, chat, réseau d’expression citoyenne, Facebook, My space, etc.). On voit enfin, apparaître depuis plusieurs années des journaux citoyens dont Agoravox, créé par Joël de Rosnay avec Carlo Revelli, a constitué l’un des premiers prototypes. Ces possibilités d’expression des individus partagées en réseau conduisent à l’ère égologique mais constituent aussi une source potentielle de nouvelles connaissances.
L’intelligence collaborative ou l’intelligence connective sont sans doute des expressions plus justes que celle d’intelligence collective qui semble inévitablement connotée d’un jugement de valeur positif. Avec Linux pour les logiciels collaboratifs, Wikipédia comme encyclopédie, s’élabore une accumulation des connaissances, une mémoire collective dont le contenu est généré par les gens et dont l’accès est assuré par différents moteurs de recherche (Yahoo, Google, etc). Nous sommes devenus des « programmeurs » d’un « operating system » (OS) sur internet, engagés ainsi dans la constitution d’un véritable « ordinateur géant ». La « sagesse des foules », selon l’expression de James Surowicki, prend ainsi corps dans ce réseau d’individus experts chacun d’eux sur certains sujets et la capacité collective rendue opérationnelle et interactive dépasse singulièrement la somme des capacités personnelles d’experts isolés.

Avec cette révolution, nous sommes passés à un troisième degré de la connaissance où nous savons ensemble aussi ce que les autres savent. Cet effet de retour amplifie la connaissance pour le meilleur ou le pire (désinformation).

Une conception renouvelée de la culture

L’idéal-type de l’ « honnête homme » se trouve transformé. Entre la culture générale des cultivés qui rassemble de petits savoirs de rien sur un peu tout et la culture des spécialistes qui permet de savoir tout mais sur des petits riens, devient maintenant accessible une culture-ciment qui intègre potentiellement ces deux formes, qui réunit des éléments disjoints par l’analyse et qui surtout peut être partagée par beaucoup. Une telle capacité contribue, dans certaines conditions, à donner du sens à une complexité essentielle caractérisant la dynamique des phénomènes.
Cette culture nouvelle est cependant modulaire. Elle permet seulement une connaissance lacunaire. C’est pourquoi, il est indispensable de créer une forme de métalangage de compréhension pluridisciplinaire afin de pouvoir relier ces éléments ce qui rejoint la réflexion systémique. Cette connaissance lacunaire a besoin d’être partagée pour monter en qualité. C’est bien pour cette raison que l’on voit se développer dans l’éco-système une multitude de formes de recommandations de la part des expérimentateurs (tags, étoiles sur Amazon, etc.). C’est ce que l’on appelle la « société de la recommandation ».

Ayant créé un accès immédiat à la mémoire collective globale, l’usage de ces connaissances modulaires s’obtient par un seul clic et celles-ci peuvent être transférées dans un texte écrit par une opération mécanique élémentaire de « copier-coller » sans références précises. A la limite, le cerveau n’intervient plus dans la construction du discours et il devient possible de parler du « syndrome des têtes vides » tellement on peut tendre vers une externalisation du processus de la connaissance.

Un écart entre les générations qui s’est accru

Le changement de pratiques à l’égard de la connaissance est particulièrement net chez les adolescents qui sont entrés de plain-pied dans cette nouvelle culture. Une étude commandée par l’UNAF (Union nationale des associations familiales) montre que les jeunes âgés de 12 à 17 ans passent en moyenne 1 500 heures par an devant un écran. La moitié devant la télévision et le reste devant des consoles vidéo, un téléphone portable ou sur internet. En regard, le temps passé à l’école reste modeste (500 heures) et celui à parler et à échanger avec les parents se situerait seulement autour de 80 heures par an. Dans une large mesure les parents ne savent plus très bien ce qui se passe dans la vie et dans la tête de leurs enfants. Paradoxalement, absorbés dans ces nouveaux modes de communication, les jeunes semblent s’isoler tout en se rapprochant les uns des autres de manière tribale.

Des risques naissent de telles situations. Part exemple, la fonction « replay », si commode à utiliser, tend à gommer l’irréversibilité du temps. La difficulté de certains jeunes à s’engager dans les situations réelles est peut-être liée à ce nouveau rapport au temps mis désormais sous contrôle (virtuel) de la personne. En outre, des « têtes vides » peuvent se remplir très vite. Dans l’afflux des informations, la priorité risque alors d’être donnée à l’émotion et à la violence tandis que la primauté d’une analyse prudente et raisonnée peut tendre à s’affaiblir. Le rôle des adultes (parents, enseignants, éducateurs) dans la contextualisation et la hiérarchisation des connaissances en regard d’un système de valeurs et de références prend évidemment une importance déterminante pour organiser ces connaissances. Plus globalement, par rapport aux citoyens jeunes mais aussi adultes, la responsabilité des hommes politiques est directement engagée notamment lorsqu’ils sont tentés par facilité de rechercher la production de la cohésion sociale par la peur ou par l’émotion plutôt qu’en éclairant les arbitrages et les choix pour construire des consensus dans une société complexe.

Les germes de la construction collective de la connaissance

Pourtant, Joël de Rosnay ne reste pas à ce premier niveau d’analyse qui pourrait apparaître un peu inquiétant. En effet, si les connaissances sont modulaires et lacunaires, elles sont aussi partagées par de nombreuses personnes. Cette situation nouvelle rend possible un travail collectif coopératif ouvrant vers des analyses comparatives discriminantes, vers des processus de validation de la pertinence des connaissances voire des procédures d’évaluation qui peuvent aider au discernement des acteurs. Poursuivant sa réflexion, il se demande s’il ne faut pas voir dans les pratiques des jeunes des voies de recherche susceptibles de déboucher vers une nouvelle culture qui pourrait s’avérer féconde en initiant par exemple, des stratégies multi-tâches, parfois bien utiles dans des environnements complexes ou encore en explorant de nouveaux modèles de production collective de connaissance qui pourraient contribuer à la construction d’une culture de la complexité. Des expériences ont montré que ces stratégies, ces aptitudes à travailler en réseau, développées, y compris dans la pratique des jeux vidéos, peuvent s’avérer très utiles face à certains types de problèmes et de situations.

Finalement, cette production de connaissances partagées pourrait devenir un atout pour aborder les questions complexes auxquelles nous devons faire face. Privilégiant la coopération et le partage et se dégageant de la compétition et de l’affrontement, ces nouvelles pratiques de production de connaissances rejoignent l’intuition fondamentale d’une approche en termes de connaissance systémique nécessairement pluridisciplinaire et décrite dans le « Macroscope » (éd. Seuil, 1975). Cette approche ne s’oppose pas à l’approche analytique qui sépare pour comprendre mais elle la complète pour réunir et resituer les faits dans un contexte plus large sur lequel on peut alors agir. Cependant, cette complémentarité implique de part et d’autre une perte de pouvoir des producteurs de connaissance. L’acceptation de cette perte et la reconnaissance d’un partage nécessaire du pouvoir constituent un véritable problème culturel.

Un chantier où l’association a une place à prendre

Ces connaissances nouvelles peuvent être catalysées par ce qui préexiste à internet, c’est-à-dire l’ensemble de ces réseaux humains que constituent les mouvements et groupes associatifs. L’expérience associative est évidemment assez proche de cette culture quand elle se dégage de la volonté de pouvoir. Des groupes de personnes mises en relation, des réseaux humains de rencontres et d’échanges qui réfléchissent ensemble, qui associent réflexion éthique et action pratique c’est la manifestation concrète de la vie associative. Les associations se trouvent donc de plain-pied avec les nouvelles techniques d’information et de communication et au cœur de cette évolution. Les techniques permettent en effet, un partage plus large des connaissances, une évaluation plus riche des actions et la possibilité d’un feedback qui favorise une continuité et un meilleur suivi des actions entreprises.

Il s’agit d’un chantier crucial sur lequel les associations doivent être engagées pour que la société de la connaissance avance. Si l’on veut éviter les risques de l’autisme numérique ou l’enfermement dans l’égologie qui conduiraient à une société sèche et égoiste, il convient d’articuler des liens sociaux forts avec les liens humains et numériques permis par les technologies. Là se situe la clé de l’harmonie pour le développement de la société de la connaissance. Ce processus de création collective est extrêmement difficile. Mais si nous y parvenons c’est la plus belle tâche qui nous attend : la création collective de notre avenir.

Echanges avec Joël de Rosnay

Jean-Pierre Worms remercie Joël de Rosnay d’avoir brossé de manière si claire ces horizons fantastiques du développement humain possible, mais il pressent un ensemble de difficultés. Ainsi, dans la démarche de construction descendante des savoirs, il y a toujours eu des « gate-keepers » qui filtraient la diffusion de l’information. Qu’en est-il dans cette construction ascendante du savoir comme bien commun partagé entre tous ? Que faut-il penser des recommandeurs ? Quelles sont les règles du jeu qui permettent de dépasser les logiques de pouvoir et qui favorisent la connaissance collaborative ? N’y a-t-il pas un risque de construction morcelée de sectes ? Quel sens faut-il donner à l’appel lancé aux vertus associatives qui sont toujours menacées de captation ou de déviation ?

Joël de Rosnay s’appuie pour répondre sur l’expérience d’Agoravox qu’il a créé. Il explique qu’il y a un large réseau de modérateurs bénévoles (plusieurs dizaines de milliers) qui s’est établi progressivement par cooptation et dont les compétences thématiques spécifiques sont connues. Les 250 à 300 articles reçus chaque jour sont automatiquement lus et classés par mots-clés par un robot électronique. En fonction de ceux-ci, ils sont adressés automatiquement à des modérateurs selon leur thématique. Ceux-ci évaluent l’article et au terme d’un processus itératif l’acceptent ou le rejettent. Si l’article présente des problèmes de formes, il est adressé à un correcteur bénévole. Ensuite, l’article entre sur Agoravox mais le processus de modération n’est pas achevé. La mise en page se fait aussi de façon automatique selon des critères prédéterminés. Des commentaires positifs ou négatifs arrivent qui ont une classification automatique sur lesquels des procédures de votes sont proposées. Un commentaire particulièrement négatif ou un article avec un vote défavorable peuvent être alors « repliés » ; il faut un clic pour y avoir accès. Les dix commentaires les plus pertinents sont classés. Des dossiers d’archives exhaustifs sont constitués depuis deux ans et les dossiers sont classés automatiquement en fonction de leur consultation. La multiplicité des approches instantanées renforce et régule la qualité des avis. Avec la connaissance ascendante, le filtrage et la censure disparaissent et c’est grâce à la multiplicité des approches que les « gate-keepers » ascendant conduisent à donner éventuellement du sens dans une démarche chaotique sans que l’on puisse être totalement sûr que cela marche dans le bon sens. Bien sûr, cela n’exclut pas des possibilités stratégiques de création de bulles informationnelles et de désinformation.

La contextualisation et l’apprentissage de la hiérarchisation de ce fatras d’informations sont évidemment nécessaires. C’est le rôle des éducateurs, des enseignants et des parents que de les aider à trier et à hiérarchiser. On sait le faire.
Sur un plan collectif, c’est plus difficile mais on sait un peu comment faire. La réflexion éthique, le souci de la prospective aident à classer les choses. C’est la responsabilité politique par excellente. Sur internet, cela se passe mieux. C’est l’évolution chaotique, multidimensionnelle, la sélection naturelle et cette intelligence connective ou collaborative qui peuvent conduire à la « sagesse des foules ». Un exemple, présenté dans la « Révolte du pronétariat » (éd. Fayard, 2006), illustre cette possibilité. Un grand laboratoire pharmaceutique a créé un centre qui mobilise un réseau de 180 000 chercheurs inscrits dans le monde. Ce nouveau gisement devient exploitable. C’est le « crowdsourcing ». La contextualisation se fait par comparaison, par échanges réels instantanés mais le résultat est de qualité variable.

Joël de Rosnay est un peu étonné et déçu que les mouvements associatifs sachent encore si mal utiliser la puissance des réseaux qu’il vient de décrire. Leurs pratiques restent très traditionnelles. Les sites sont pauvres. C’est l’époque des dinosaures ! Le mouvement associatif est en retard. Il propose d’accompagner les associations notamment dans la production de journaux citoyens. La matrice d’Agoravox est très facile à transférer.

Edith Archambault craint que cette évolution dans la construction des savoirs ne favorise l’élitisme dans la mesure où l’exigence d’analyse et d’esprit critique devient plus forte. Si elle voit bien l’émergence d’un bénévolat numérique, elle se demande avec une autre participante comment peut s’articuler le réseau numérique avec le réseau associatif ? Internet s’adressant avant tout à des individus, la question se pose aussi de la manière dont il est possible de passer au collectif et l’on peut se demander si les formes pratiques de fonctionnement des associations ne sont pas en décalage avec cette nouvelle culture.

Joël de Rosnay répond que l’esprit critique se développe surtout par la pratique et pas seulement par la théorie. Ainsi, la Cité des sciences à la Villette accompagne toujours ses expositions, de débats et des discussions. De même, le passage de l’individuel au collectif ne peut se faire que dans la rétroaction qui permet cohérence par rapport aux objectifs et par retour sur l’action. L’individu se fond facilement dans le collectif s’il existe une évaluation, une mesure du résultat collectif. Cela manque dans beaucoup d’associations. Il faut une interactivité de l’évaluation pour qu’il y ait collectif. Les associations devraient pouvoir se constituer en réseau c’est-à-dire en un éco-système avec des nœuds et des liens. Chacun participe au fonctionnement global mais va recevoir en retour des éléments du réseau. C’est la dialectique fondamentale entre nœud-lien et globalité qui fait qu’un éco-système fonctionne. Souvent la volonté de puissance vient tuer le réseau. Notre culture institutionnelle reste très liée au pouvoir et à l’individu et cela dans l’ensemble de la société. Sans doute, cette volonté de puissance répond-t-elle à notre angoisse de la mort mais elle tue le collectif. En revanche, quand les membres sont reconnus dans leur diversité, les luttes de pouvoirs s’atténuent et le feedback sur les objectifs atteints donne le sentiment global de l’action collective.
A une question où l’on s’étonne que la somme des productions d’individus isolés conduise à une connaissance pertinente, Joël de Rosnay répond que sur internet, par les blogs, les commentaires, les liens et les comparaisons qui s’établissent, il y a une construction réticulaire qui avance au fur et à mesure. On n’écrit donc pas de manière isolée et les blogs enrichis par les réactions contribuent à la formation de l’opinion publique. La presse non officielle, fruit de ce travail associatif et collaboratif a désormais plus de liberté que la presse officielle. Elle devient un élément vital pour la démocratie.
La directrice de la Maison de l’Europe qui accueille différentes générations et où a été mis en place un site Cafébabel, se demande si ceux qui investissent ces réseaux ne constituent pas un monde spécifique, clos sur lui-même en raison des caractéristiques des personnes (fort capital de temps libre et niveau culturel élevé). Une autre inquiétude est également exprimée sur le risque d’un monde de la communication clos sur lui-même marqué par une confusion entre réel et virtuel.

Joël de Rosnay donne une vision différente. On a dit la même chose de l’imprimerie. La lecture est évidemment réservée au départ à ceux qui savent lire mais le système s’alimente lui-même. Aujourd’hui, déjà 3,5 milliards d’hommes de tous les continents ont un téléphone mobile ; par ce moyen ils vont être connectés. Les investisseurs dans les satellites le savent et ont commencé à investir. On est au début du processus mais ce n’est pas vers l’élitisme que l’on va. Dans la crise financière actuelle, le monde virtuel a pris le pas sur le monde réel. Il y a donc des risques réels de s’enfermer dans le virtuel. Mais internet n’est pas un outil d’isolement. Il rapproche aussi les gens. Les réseaux virtuels restent ancrés dans le réel. Ils sont aussi le facteur déclenchant de rencontres réelles, de voyages ou encore ouvrent sur la possibilité d’échanger des savoir-faire concrets (par exemple entre des accompagnants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer). Entre isolement et rapprochement, les nouvelles pratiques ne sont pas polarisées de manière unique. Le vivant reste toujours plus important que le virtuel.
Nicole Alix témoigne de sa participation à des réseaux de production de connaissances du type de ceux qui ont été présentés (notamment sur l’économie humaine Mycoop.coop) et confirme la nouvelle culture apportée par les jeunes collaborateurs avec lesquels elle travaille et qui passent beaucoup de temps dans ces réseaux d’informations.

Joël de Rosnay répond à l’argument selon lequel il faudrait énormément de temps pour être présent dans tous ces réseaux en suggérant que c’est surtout la densité du temps en termes de potentialités qui est enrichie. Pour lui, ce n’est pas avant tout une question de temps. En effet, les nouveaux moyens de communication font gagner du temps et sont un investissement qui rapporte de forts dividendes temporels. 24h sur 24, ils permettent à la fois d’être mieux informés, de contribuer plus efficacement à la production d’informations et cela, tout en favorisant l’existence vivante et réciproque des liens affectifs et familiaux. La gestion du temps est désormais l’élément essentiel qui permet de donner du sens à la vie et d’être disponible aux autres.

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