Le mot du président
Publié par Pierre Vanlerenberghe le 17 août 2008

Le mot du président

Depuis bientôt trente ans, des femmes et des hommes se réunissent au sein de la Fonda pour aider le mouvement associatif à se penser, à se structurer, à répondre de façon adaptée aux défis du moment. Ils cherchent également à peser sur les Pouvoirs publics pour qu’ils prennent mieux en compte les associations : celles-ci ne sont pas seulement un outil utile à la mise en œuvre de certaines politiques publiques que l’Etat n’arrive pas à faire ou à imaginer, elles créent un lien puissant entre la société et la définition de l’intérêt général. L’intérêt particulier porté par un collectif citoyen, vivant in situ la démocratie, nourrit et détermine les conditions « d’un vivre ensemble » plus vertueux.

Leur conviction est que dans une société aussi complexe que la nôtre, la délibération doit être permanente et ne peut être cantonnée aux seuls moments de campagne électorale.

D’origines professionnelles variées, de confessions différentes, ils ont en commun d’avoir mis et de continuer à mettre leur capacité d’engagement individuel au service de l’action collective et de la construction d’un intérêt général sans cesse renouvelé et respectueux de la diversité des situations. L’ouverture aux autres, le désintéressement, la coopération où se forge un lien qui réunit les individus, sont le creuset où les apports particuliers permettent de faire émerger l’intérêt général. Les associations contribuent à une cohésion sociale qui se nourrit des différences.

N’engageant qu’eux-mêmes et non les institutions ou organisations auxquelles ils appartiennent et où ils exercent des responsabilités, ils réfléchissent, débattent, imaginent. Croiser les regards, dégager des lignes de force ou de fracture fécondes sont autant d’enjeux pour dégager des réponses adaptées aux défis de notre temps. C’est pour cela que la Fonda qui se veut le « think tank » du mouvement associatif, ne revendique en aucune manière le fait d’exprimer une parole synthétique et centralisée sur le « fait associatif ». La Fonda ne peut être qu’un espace de débats, dont les conclusions doivent permettre à la réflexion collective de rebondir, de mettre en cause les acquis et les certitudes.

Pierre Vanlerenberghe, Président

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