La gouvernance des associations en question
Publié par L’équipe Fonda le 24 août 2016

La gouvernance des associations en question

par Florent Duclos, administrateur de la Fonda. Paru dans La tribune fonda n° 224 - décembre 2014

Une reconnaissance des valeurs propres à l’Ess

Le 31 juillet 2014, l’Assemblée nationale a voté la loi relative à l’économie sociale et solidaire marquant ainsi la reconnaissance législative « d’un mode d’entreprendre différent ». Avec la loi, la puissance publique reconnait les valeurs et les exigences propres aux acteurs de l’Ess. Elle marque une forme de reconnaissance de la place des hommes et des femmes dans le « faire ensemble » et laisse envisager une belle place pour le fait associatif dans la société de demain.

Plaçant l’homme bien au-dessus de la recherche de profit financier, les structures de l’Ess sont soucieuses du partage du pouvoir, du portage politique du projet, comme des richesses qu’elles produisent. À travers ce partage du pouvoir, c’est la question de la gouvernance des structures qui mise en avant. C’est une reconnaissance de la capacité des administrateurs et dirigeants à associer les différentes parties prenantes d’un projet à son élaboration, à sa mise en œuvre, et à son évaluation. Pour accompagner les démarches de progrès, et prenant acte des exigences démocratiques affichées par les structures de l’Ess, un article concernant un guide des bonnes pratiques des entreprises de l’Ess a d’ailleurs été inséré au sein de la loi. La rédaction en incombera au Conseil supérieur de l’Ess, qui sera particulièrement attentif aux questions de gouvernance.

Paradoxalement, cette reconnaissance par le législateur arrive au même moment qu’un certain nombre d’observations mettent en lumière l’essoufflement de certaines pratiques en matière de gouvernance. Par exemple, les tensions entre salariés et élus bénévoles, le manque de parité, le vieillissement des élus, la participation insuffisante des usagers et des bénéficiaires constituent quelques-uns des symptômes de l’état de santé inquiétant de certaines associations. Autant de signaux d’alerte confirmés dans le cadre d’une enquête, pilotée par Viviane Tchernonog et Jacqueline Mengin, qui met en exergue les points faibles de la gouvernance associative : les difficultés de renouvellement des dirigeants, l’insuffisante représentation des femmes, des jeunes ou d’une pluralité de personnes et un pouvoir souvent peu partagé au sein de l’association constituent, pour près de 75 % des personnes interrogées, les principales faiblesses de l’action associative.

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