Cartographie des tendances
Publié par L’équipe Fonda le 4 novembre 2013

Cartographie des tendances

identifiées dans le cadre de l’exercice de prospective "Faire ensemble 2020"

Dans le cadre du projet « Faire ensemble 2020 », la Fonda a placé la prospective au cœur de son activité. La prospective est une méthode d’exploration des futurs possibles, le futur étant une unité de temps vide de contenu mais pleine de possibilités. En dessinant le tableau des possibilités et des incertitudes, elle a invité les associations à se mettre en position d’actrices d’un avenir souhaitable et d’auteures du récit de cet avenir afin de l’inscrire dans une recherche de sens.

Participatif, cet exercice a permis la formulation de quatre scénarios pour l’avenir des associations à l’horizon 2020. Ces scénarios ont été mis en débat lors de l’Université d’automne de novembre 2011, qui a réuni plus de 300 personnes désireuses d’envisager collectivement de grandes orientations pour « rendre possibles les souhaitables ».

D’octobre 2012 à mars 2013, la Fonda a souhaité déplacer la focale et confronter ses travaux aux analyses de huit experts de la prospective . Quatre séminaires de prospective ont ainsi permis d’explorer les évolutions sociétales, les transitions mondiales et urbaines, les mutations territoriales et les évolutions économiques liées à l’innovation et la créativité.

Le présent document présente la synthèse de ces travaux. Faits objectifs, évolution à l’œuvre, les tendances ici restituées constituent une mer dont les flots sont agités au gré de l’intensité des courants qui la parcourent. Durant l’année écoulée, nous avons identifié trois courants majeurs, qui traversent notre société et influent sur nos modes de vie.

Le premier courant, celui de la fragmentation, est illustré par des phénomènes de concurrence, de communautarisme, de repli identitaire et de ségrégation de l’espace, traduisant une transformation profonde du rapport de l’individu au collectif. Il est le reflet d’une société en rupture de régulation.
Certaines des tendances qui alimentent ce courant sont vouées à disparaître, car elles ne peuvent mener à des mondes stables ; elles constituent « le mur ».

Le deuxième courant est celui de la fluidité, liée à la mobilité, la logique de réseaux, la civilisation numérique et la libre circulation de l’information. Ce courant est l’image d’une société ancrée dans le présent, qui connaît un bouleversement du rapport au temps et à l’espace et un repositionnement de l’individu vis-à-vis des tendances alimentant le courant de la fragmentation.

Enfin, le troisième courant, celui de l’empathie, est l’illustration d’une société en devenir fondée sur une évolution du rapport de l’humain à la nature, des systèmes collaboratifs, des logiques de partage et des alliances intersectorielles. Encore embryonnaires, les manifestations de ce courant laissent entrevoir une société consciente de la responsabilité qu’elle porte vis-à-vis des générations futures.
Frêles embarcations, les associations et individus qui naviguent sur cette mer sont portées ou bousculées par ces courants. Ils traversent des zones de turbulence, doivent faire face à des écueils (menaces) et sont soumises à des intempéries (risques). Mais ils peuvent aussi bénéficier de courants porteurs (opportunités) et se diriger vers des havres (destinations choisies).
Dans ce contexte, et compte-tenu de l’état de leurs embarcations, quelles stratégies proactives les associations doivent-elles mettre en œuvre pour parvenir à bon port à l’horizon 2020 ?

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